Article paru dans le magazine "Maison & Travaux" de septembre 2015.

Jardin – ambiance minérale
 
Avis d'expert : Alain BERTRAND

 
Choisir le matériau selon le style recherché…

"Un jardin minéral de type méditerranéen accompagnera à la perfection une piscine. C'est d'ailleurs pour assurer une ambiance de vacances à ces dernières que l'on a commencé à les encadrer avec des bordures minérales. Si l'on préfère le littoral atlantique ou celui de la côte sud, la pierre ne sera pas la même : galets et tout-venant en silex dans le premier cas, concassé calcaire dans le second. Dans le reste du jardin, recréer l'esprit de la garrigue est toutefois apprécié. Cela permet d'obtenir un jardin avec peu de plantes, donc limité en entretien. Sur 40 m², seulement cinq à six espèces dispersées seront nécessaires. L'important est de toujours choisir des pierres de grande densité, non gélives et non friables, surtout pour le calcaire. Entre les allées et les massifs, une bordure en aluminium, quasiment invisible, arrêtera les cailloux."
Article de presse : Nouvelle République des Deux-Sèvres du 16 octobre 2011.

Des plantes sur un mur de galets
 
Paysagiste à Magné, Alain Bertrand a été séduit par la technique du jardin vertical. Il revisite le concept en créant un mur minéral et végétal beaucoup plus économique. Une idée déco à découvrir au Salon de l'habitat de Niort.

Inspiré par le botaniste Patrick Blanc, Alain Bertrand a créé une cloison végétative qui règle les problèmes de consommation d'eau.

Le paysagiste pique ses idées dans le mur. Au propre et au figuré. Car Alain Bertrand est un enfant de l'école Patrick Blanc. Ce botaniste doit sa réputation planétaire à un concept qui a fait florès depuis une dizaine d'années : les plantations verticales. Une méthode inspirée de l'écosystème des bois tropicaux qui a envahi les rues des capitales ou des hôtels luxueux, et qu'il a eu aussi l'idée de transplanter chez les particuliers. Le Magnésien Alain Bertrand s'est appliqué à reproduire - avec l'accord du concepteur - cette technique pour créer quelques exemplaires de murs végétaux, en particulier pour des environnements professionnels comme des restaurants. Peu coûteux si l'on est un bon bricoleur. Sinon l'installation peut avoisiner les 1.000 € le m 2 .
 
'' Esthétique phonique et gestion de l'eau ''

Sans compter l'entretien qui, selon Alain Bertrand lui-même, peut parfois s'apparenter à une « usine à gaz ». Alors le paysagiste deux-sévrien s'est attaché à concevoir ses propres murs végétaux d'une autre génération, surtout plus économiques, alliant « esthétique, phonique et gestion de l'eau. »
A usage de pare-vue sur la terrasse d'appartement par exemple, où simplement dans un jardin, la cloison est constituée d'une armature métallique et d'un épais grillage (le gabion, utilisé en montagne pour stabiliser des pentes contre les éboulis) contenant des galets. Le panneau minéral est tapissé des deux côtés d'une vingtaine d'espèces de plantes, géranium, thym, campanules ou sedum.
« Le plus important, souligne Alain Bertrand, c'est d'assurer un mélange drainant, car l'excès d'eau tue. » A ce stade du descriptif, il tient à conserver son « secret ». Car tout en allégeant considérablement le poids total, sa trouvaille règle aussi la question d'humidité... Loin de représenter l'essentiel de son activité de paysagiste, les murs végétaux d'Alain Bertrand contribuent néanmoins à « démocratiser » le concept. Le spécimen qu'il présente au Salon de l'habitat, à Niort Noron, a été créé il y a six mois environ. 
Voici quelques photos de nos stands prises lors des dernières éditions du "Salon de l'habitat", à Niort.
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